Les septs dernière paroles du Christ, JOSEPH HAYDN

Dernière mise à jour : 5 juil.


Il y a quinze ans environ qu’un chanoine de la cathédrale de Cadiz me demanda d’écrire une musique instrumentale sur les Sept paroles de Jésus en croix. On avait coutume de représenter chaque année pendant le carême, en l’église principale de Cadiz, un oratorio dont l’effet était grandement accentué par les préparatifs suivants. Les murs, les fenêtres et les piliers de l’église étaient recouverts de tentures noires et une seule grande lampe suspendue au milieu éclairait les ténèbres sacrées.


A midi toutes les portes étaient fermées. Puis commençait la musique. Après un prélude de circonstance, l’Evêque montait en chaire, prononçait l’une des Sept Paroles et la méditait à haute voix. Lorsqu’il avait fini, il descendait de la chaire et tombait à genoux au pied de l’autel. Cette pause était remplie par la musique. L’Evêque montait et descendait de la chaire pour la deuxième, la troisième fois, etc. Et chaque fois l’orchestre enchaînait sur la fin de sa méditation parlée.

Ma composition devait s’adapter à cette cérémonie. Il n’est certes pas aisé de composer sept adagios, dont chacun devait durer dix minutes environ, sans que les auditeurs en ressentent de la lassitude; et je trouvai rapidement que je ne pouvais pas m’engager à respecter strictement les durées que l’on m’avait fixées. La musique ne comportait pas de texte, et c’est dans cette forme originale qu’elle a été imprimée.


C’est seulement par la suite que je fus sollicité d’y mettre le texte: de la sorte naquit l’oratorio « les Sept paroles du Sauveur en croix » qui paraît maintenant pour la première fois chez Mrs Breitkopf et Härtel, et qui constitue, pour la partie vocale, une œuvre entièrement nouvelle. La prédilection que les connaisseurs avisés ont montré pour ce travail me permet d’espérer qu’elle ne manquera pas d’avoir son efficacité auprès d’un public plus large.


Vienne, en mars 1801

JOSEPH HAYDN


Découvrez l'enregistrement des éditions André Charlin

Enregistré en l’église Notre-Dame de Pédralbès à Barcelonne en décembre 1965








Introduziona

2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, orchestre à cordes

Maestroso et adagio; ré m.


Sonata I

Pater, dimitte illis, quia nesciunt quid faciunt. Père, pardonne leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font

2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, orchestre à cordes - Largo; si bémol M.


Sonata II

Hodie mecum eris in Paradiso. Aujourd’hui tu seras avec moi en paradis

2 hautbois, 2 bassons, 4 cors, orchestre à cordes - Grave e cantabile; ut m.


Sonata III

Mulier, ecce filius tuus. Mère, voici ton fils.

1 flûte-solo, 2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, orchestre à cordes - Grave; mi M.


Sonata IV

Deus meus, Deus meus, ut quid dereliquisti me ? Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?

2 hautbois, 2 bassons, 4 cors, orchestre à cordes - Largo; fa M.


Sonata V

Sitio. J’ai soif.

2 flûtes, 2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, orchestre à cordes - Adagio; la M.


Sonata VI

Consummatum est. Tout est consommé.

flûte, 2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, orchestre à cordes - Lento; sol m.


Sonate VII

In manus tuas. Domine, commendo spiritum meum. Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.

2 flûtes, 2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, orchestre à cordes - Largo; mi b. M.


Finale Il

Terremoto. Le tremblement de terre

1 flûte, 2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, timbales, orchestre à cordes - Presto e con tutta la forza ; ut m.







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